Dossiers de Presse

Présentation de la pièce sur Auguste RODIN

« L’art n’est que sentiment. »

Cette pièce a été écrite à l’occasion de l’année RODIN (2017), année anniversaire de sa mort.

Elle sera montée à l’automne 2021 pour une programmation en2022

Construite comme un récit imaginé de la visite de l’écrivain Paul Gsell à Meudon, largement inspirée des correspondances de Rodin avec ses amis, cette pièce est un peu le testament artistique qu’Auguste Rodin aurait voulu laissé à ceux, qui comme lui, se destinent à la création artistique, à la sculpture et au dessin.

A l’occasion de cette rencontre entre Paul Gsell et Auguste Rodin, des récits précis et des remarques personnelles nous donnent des éclairages inattendus sur la personnalité profonde de Rodin. Il fait vivre son atelier, son travail avec son modèle et ses ouvriers, il met en scène ses rencontres et ses intimités, il nous fait découvrir ses vérités et pas seulement celles qui nous sont connues.

Parmi ceux qui ont marqué sa vie et accompagné ses travaux, nous allons rencontrer quelques-uns de ses proches dans son atelier. Alice un de ses modèles féminin, le poète Rainier Maria Rilke son protégé et secrétaire pendant un temps, Roger Marx journaliste, admirateur et ami, et  Vaslav Nijinski dans l’interprétation de l’ouverture de « L’après midi d’un faune » donnée au théâtre du Châtelet, une interprétation très « animale » défendue avec ardeur par Rodin contre l’avis de tous.

La mise en scène de la pièce va présenter Paul Gsell à la fois comme acteur de cette rencontre avec Rodin à Meudon et comme un analyste attentif et délicat de tous les univers du sculpteur et de ceux qui l’entourent.

Paul Gsell tantôt seul sur l’avant scène, tantôt sur scène en conversation avec Rodin sera notre fil conducteur, laissant à Auguste Rodin toute la place pour donner la puissance de ses mots, la légitimité de ses visions et la résonance de ses gestes.

Une composition musicale originale confiée à Serge Pérathoner va porter les mises en scène et accompagner le travail de création du chorégraphe et danseur étoile Nicolas Le Riche et son corps de ballet, sur les interprétations de Nijinski,  et une mise en scène chorégraphiée de la sculpture l’éternelle Idole.

Le texte de la pièce est déposé à la bibliothèque du Musée Rodin. Editions Le Mobile Apparent

Spectacle de 2 h sans entracte.

A propos de la mise en scène

Nous sommes dans la situation d’une visite qui se serait déroulée à la fois en un jour – la visite de Paul Gsell à Meudon, Villa des Brillants pour les besoins de son ouvrage sur l’Art –  et sur plusieurs années, permettant la mise en scène de Rodin avec Camille, Rilke, Nijinski….  Cette mise en scène donne à la fois une part de vérité historique, dans les mots et dans les situations installées et une part imaginée et racontée par Paul Gsell visiteur d’un jour.

Paul Gsell est un homme de plume, admirateur de Rodin, et très attentif à l’art dans ses formes les plus diverses.

Il est prudent, attentif, délicat, et il sait pousser celui qu’il rencontre dans ses retranchements et ses contradictions, c’est ce qui l’amuse et nourrit l’écrivain-historien qu’il est.  Il sera tantôt devant la scène et tantôt dans la scène. Il participe et il raconte ce que Rodin lui a dit, a fait, lui a montré… C’est ce double jeu qui sera la clé des passages d’un tableau à l’autre, il est à la fois narrateur et passeur de sens.

Rodin  est dans sa vie et sur son terrain. Il veut peu parler et il cherchera souvent à éluder les questions, pour faire parler ces travaux, à sa place.

Bousculé sans cesse par Rilke, il entrera chaque fois dans le jeu des questions réponses  à regret. Ces échanges le trouble parce qu’on le place dans des avis, des réflexions, des ressentis et il déteste cela.

Il revendique être seulement un authentique ouvrier, une position que le monde des ses amis et admirateurs ne veut pas lui reconnaître, pour le préférer Artiste Sculpteur talentueux.

Mais Rodin connait ce monde là, et il joue avec ce qu’il dit, veut dire, veut que l’on entende et espère qu’on lui reconnaîtra.

Une ambiguïté qui compose cet homme à multiples facettes, épris de doute et sur de son talent.

Les décors

Le choix ayant été fait de ne pas faire figurer les sculptures comme dans une reconstitution « historique » mais d’en imaginer l’importance  comme un  appui aux propos échangés, leurs représentations en sur-dimension d’extrait s’est imposé comme un atout.

Louis, ouvrier sculpteur est au travail sur une pièce hors d’échelle et parallèlement Alice est au naturel devant Rodin, qui travaille sur une petite pièce de terre. Voila  les deux échelles de l’artiste.

Sur un espace réduit à l’ouverture de scène le décor n’est donc pas construit comme un l’atelier de sculpteur reconstitué, ce que nous ferions au cinéma, mais avec un traitement plus symbolique du lieu « atelier » : Des éléments de décors sur une découverte, une estrade et des pièces de sculptures. Nous n’aurons jamais de sculptures entières ou à taille réelle, mais des morceaux surdimensionnés, de façon à en exprimer l’esprit de Rodin et l’installer dans le décor.

L’exception vient de la sculpture de « l’éternelle idole » qui sera présente recouverte d’une toile par moment et remplacée dans une scène chorégraphiée, par les deux danseurs qui vont l’animer.

La distribution ( octobre 2021)

Auguste Rodin
Paul Gsell
Rainier Maria Rilke
Roger Marx
Alice (le modèle)
Louis (ouvrier)

A propos de l’équipe

Jean-Louis Ragot : Auteur – Metteur en scène
Jean-Paul Battaggia : Régisseur Général
Nicolas Le Riche : Chorégraphe
Serge Pérathoner : Compositeur

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“L’Art n’est que sentiment”- Rodin

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